Nouvelles directives anti-blanchiment d'argent pour les Émirats arabes unis

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L'évaluation a conclu que, dans ce contexte, les Émirats constituent un système complexe dans de nombreux domaines : économique, commercial, corporatif, financier, etc. Cette complexité se reflète dans la structure juridictionnelle du pays : 7 Émirats, 44 zones franches et 2 zones d'échange financier, ainsi que des contrôles fragmentés qui facilitent l'arbitrage réglementaire entre les juridictions. L'analyse a attribué aux Émirats arabes unis une note relativement élevée pour leur système, mais le pays dispose d'une marge de progression. Pour le lecteur averti, la version complète du rapport d'évaluation est jointe.

La situation des Émirats en matière de LBC/FT a évolué rapidement ces dernières années, et le pays a encore de belles perspectives de croissance économique. La Banque centrale des Émirats arabes unis (CBUAE) a renforcé ses contrôles dans plusieurs domaines et a récemment publié des mises à jour et des réglementations pour lutter contre le blanchiment d'argent dans les zones figurant sur la liste grise du GAFI. L'une des mesures adoptées est une procédure de diligence raisonnable renforcée pour les personnes politiquement exposées (PPE). De plus, les nouvelles règles exigent des institutions financières agréées qu'elles adhèrent à des programmes de conformité conçus pour atténuer les risques liés aux paiements.

Ces directives, entrées en vigueur le 1er août 2022, aideront les institutions financières à comprendre les risques et à se conformer efficacement aux exigences légales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LAB/CFT), en tenant compte des normes du Groupe d'action financière (GAFI).

Ces nouvelles directives s'ajouteront à la législation principale, la loi fédérale n° 20 de 2018, qui régit la LAB/CFT et le financement des organisations illégales.

Lire aussi : goAML aux Émirats arabes unis

Nouvelles directives

Les principales dispositions de la loi EAU LBC/FT comprennent :

  • L’augmentation des amendes pour renforcer l’application de la loi. En vertu de la nouvelle loi LBC/FT, les entreprises sont désormais passibles de liquidation judiciaire et d’amendes pouvant aller jusqu’à 50 000 000 AED pour les infractions liées au blanchiment d’argent entraînant le financement du terrorisme ;
  • La simplification du processus de gel des fonds potentiellement illicites par les autorités. Le gouverneur de la Banque centrale est directement impliqué dans ce processus, ce qui permet à l’État de prendre les mesures nécessaires contre les contrevenants présumés dans les meilleurs délais ;
  • L’inclusion dans la loi LBC/FT des actions qui violent les résolutions du Conseil de sécurité au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies sur les sanctions économiques et le terrorisme ;
  • Élargissement des pouvoirs d'enquête du parquet. Cela implique notamment l'autorisation de collecter et d'étudier des informations et des données provenant de tiers en coopération avec d'autres autorités, institutions et entreprises ;
  • Renforcer la capacité de l'État à effectuer des transactions financières, par exemple en autorisant les entités suspectes à poursuivre leurs transactions afin de laisser une trace financière et de remonter jusqu'aux autres acteurs de la chaîne. Par exemple, la Banque mondiale s'est déjà engagée à soutenir ses partenaires dans la création d'un nouvel outil permettant de mesurer les recettes financières.

Face à la sophistication croissante des méthodes de financement des activités criminelles, les forces de l'ordre et les organisations internationales sont confrontées à la nécessité de mettre en place des mécanismes innovants pour détecter et prévenir ces violations. Tous les acteurs du système international, chargés de préserver l'intégrité du marché international, doivent accorder une attention particulière à la coopération internationale. Cette participation consiste à améliorer la protection législative, à sensibiliser aux risques et à élaborer des contre-mesures.

Si vous souhaitez obtenir des conseils ou une assistance concernant la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme aux Émirats arabes unis, veuillez nous contacter.

Marsel Shadmanov

Responsable des services aux entreprises chez Garant Business Consultancy DMCC

Téléphone: +971 4 421 4335

Email: info@garant.ae

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